Milan-Cortina 2026 : une édition historique pour la France
À l’issue des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, la France signe une performance historique avec 23 médailles et une 6ᵉ place au classement des nations. Parmi ces distinctions, 7 médailles ont été remportées par des athlètes accompagnés par la Fondation du Sport Français, illustrant l’impact concret et mesurable de ses dispositifs d’accompagnement. Cette performance collective confirme la constance du sport français au plus haut niveau et la solidité de son modèle. Elle s’inscrit dans l’ambition portée par le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) : s’inscrire durablement dans le Top 5 des nations mondiales, été comme hiver.
Les médaillés accompagnés par la Fondation
14 février - Biathlon - Océane Michelon - Médaille d’argent (sprint)
15 février - Ski de fond - Victor Lovera - Médaille d’argent (relais)
18 février - Biathlon - Océane Michelon - Médaille d’or (relais femmes)
19 février - Ski-alpinisme - Emily Harrop - Médaille d’argent (sprint)
19 février - Ski-alpinisme - Thibault Anselmet - Médaille de bronze (sprint)
21 février - Ski-alpinisme - Emily Harrop & Thibault Anselmet - Médaille d’or (relais mixte)
21 février - Biathlon - Océane Michelon – Médaille d’or (mass-start)
Des dispositifs pérennes et complémentaires au service de la performance
Pour préparer Milan-Cortina 2026, la Fondation a assuré la pérennité de son dispositif historique, le « Pacte de Performance », et lancé en novembre 2024 le programme « Soutiens ton Sportif », mobilisant la société civile, TPE & PME aux côtés de grandes entreprises mécènes du Pacte de Performance. Cette complémentarité a permis de structurer un modèle hybride, vertueux et durable de financement et d’accompagnement.
Quelques chiffres clés :
Plus de 1 600 athlètes bénéficient aujourd’hui d’un accompagnement par la Fondation ;
Près d’un tiers des athlètes engagés vers Milan-Cortina 2026 ont bénéficié d’un soutien financier, humain ou professionnel.
Cette stabilité constitue un levier de performance essentiel. Elle permet aux sportifs de se projeter sereinement vers leurs échéances internationales et d’inscrire leur progression dans la durée.
Un engagement renforcé face aux fragilités économiques
Comme l’a rappelé son président, Thierry Braillard, sur le plateau de France Télévisions :
« Si le sport français regorge de talents, de nombreux athlètes rencontrent des fragilités économiques, surtout en début de carrière, lorsque les résultats et la notoriété ne permettent pas encore d’accéder aux financements classiques. »
Les Jeux de Milan-Cortina ont révélé une génération ambitieuse, déjà performante au plus haut niveau et prête à écrire la suite de l’histoire de l’équipe de France. Mais pour transformer l’essai et maintenir cette dynamique jusqu’aux prochaines échéances olympiques, il est indispensable de renforcer encore la structuration économique de la performance. Derrière les médailles et les exploits, la réalité demeure contrastée.
L’exemple de Lucas Defayet, 28 ans, seul représentant français en skeleton lors de ces Jeux, en est l’illustration. Pour se consacrer pleinement à sa préparation olympique, il a choisi d’arrêter de travailler afin d’avoir l’opportunité de participer aux Jeux tout en percevant le RSA. Son témoignage a suscité une vive réaction médiatique et mis en lumière une situation encore trop fréquente dans certaines disciplines moins exposées. Le cas de Vincent Maharavo est très similaire.
https://www.soutienstonsportif.fr
À la suite de ces prises de parole, la Fondation du Sport Français a réagi immédiatement en créant des pages dédiées. Des dons ont ainsi pu être collectés très rapidement sur la plateforme soutienstonsportif.fr, majoritairement de manière anonyme, permettant de réunir plus de 700 euros pour chacun. Un signal encourageant de solidarité citoyenne, mais aussi la démonstration des besoins structurels qui subsistent.
"Une saison de halfpipe coûte environ 40.000 euros, entre le salaire de mon staff, les billets d'avion, la nourriture, etc. J'arrive à obtenir la moitié par les sponsors, et je trouve le reste ailleurs. Je me suis fabriqué un beau chalet que je loue à des touristes. L'an dernier, je me suis même retrouvé à dormir dans ma voiture pour louer mon logement !"
- Vincent MAHARAVO sur France Bleu
Ces situations rappellent l’importance d’un accompagnement durable, structuré et anticipé, afin d’éviter que des vocations ou des trajectoires de haut niveau ne soient fragilisées pour des raisons économiques.
Cap sur Los Angeles 2028 et les Alpes françaises 2030
Dans la perspective des Jeux olympiques d'été de 2028 et des Jeux olympiques d'hiver de 2030, organisés en France, la Fondation du Sport Français entend amplifier encore la mobilisation. L’enjeu dépasse la seule performance sportive : il s’agit de consolider un modèle durable d’accompagnement, capable de sécuriser les trajectoires, d’anticiper les transitions et de permettre aux athlètes de se consacrer pleinement à l’excellence.
L’ambition est claire : donner à nos futurs champions les moyens de performer et inscrire durablement le soutien aux athlètes au cœur du modèle sportif français.
Au-delà de 2026, la Fondation poursuivra le développement de ses dispositifs et l’élargissement de sa communauté de donateurs afin d’accompagner un nombre croissant d’athlètes, notamment les jeunes talents appelés à constituer la génération 2030. Car la performance olympique ne se décrète pas à l’approche des Jeux : elle se construit dans la durée, par la stabilité, la solidarité et l’engagement collectif.
Pour en savoir plus : adrien.vaudier@fondation-du-sport-francais.fr ou 07.62.58.74.95
https://www.fondation-du-sport-francais.fr